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Musique, stress et paillettes – Part IV : Woodstower festival autopsy again

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jeudi 17 mars 2016, par Delphine Neimon, Elliot Emery
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Il y a quelques mois et des brouettes - le 3 septembre 2010 pour être exact et fidèle au compteur chrono – Elliot « Rambo Rock » Emery étrennait sa première accred dans l’espace VIP du festival Woodstower. Il en revint tout content avec le compte rendu que l’on sait (édité dans nos colonnes le 15 septembre), une connaissance affermie des toilettes sèches … et la foultitude de questions qui va n’avec : « Mais comment ils ont fait pour organiser ça ? D’après toi ça a coûté combien ? Comment ils ont fait la programmation ? Et pourquoi autant d’assocs présentes ? Et … »

A la 127eme question, j’ai craqué : « Bon OK, on les appelle et on demande une interview ». Quelques heures de boulot et un coup de fil plus tard, notre liste arrivait sur la boite mail de Ben Ancel (oui, oui, celui du MaMA, le chargé de com’ de BEE Records qui, quand il n’est pas chargé de com’, s’investit dans la promotions des labels indépendants et bénévole pour le festival en tant qu’attaché de presse : comme quoi le monde est petit, et sa passion musicale bien ancrée). Ce dernier est donc gentiment parti en quête des réponses que nous cherchions.

Il a eu bien du mérite car dans le genre, nous n’avons pas été très tendres. C’est qu’il y en avait des choses à demander. Pensez donc :

  • un festival en passe de devenir un rouage incontournable de la scène lyonnaise déjà bien achalandée avec ses Nuits Sonores, de Fourvière et autres manifestations à l’encan ;
  • une programmation mêlant volontairement et avec audace les stars et les talents émergents dans un indéniable désir de promotion culturelle où se côtoient groupes de rock, troupes de théâtre et amuseurs ;
  • un engagement écolo et citoyen étalé jusque dans les toilettes (sèches, si vous l’avez pas encore compris, franchement on peut plus rien pour vous), les gobelets et les modes de transports (les navettes de vélos pour se rendre sur site) ;
  • un travail de sensibilisation extrêmement poussé avec dossier de presse ultra complet – c’est rare d’en voir un aussi abouti, croyez-moi – et développement d’une Tournée des marchés en amont de l’évènement, histoire d’en donner un avant-goût ;
  • une infrastructure lourde, complexe, mobilisant de nombreux intervenants et bénévoles ;
  • le tout synthétisé en une affiche détournant la cultissime couverture de l’album London calling des Clashs (ça, fallait quand même oser).

Autant de paramètres justifiant notre légitime curiosité, déjà bien titillée par les multiples festivals que nous avions traversés pendant l’été : méthodes d’organisation, problèmes et obstacles, choix de programmation, budgets, objectifs, retombées, impact sur la vie culturelle, … on ne monte pas ce genre de projet comme on ferait une liste de courses. Il y faut de la volonté, une solide expérience et beaucoup de professionnalisme. A l’heure où se décide la session 2011, retour sur les rouages d’une mécanique culturelle. L’occasion de saisir le pourquoi du comment …

Woodstower, festival phare de la vie culturelle lyonnaise

- En quoi le festival Woodstower joue-t-il un rôle essentiel dans la vie culturelle lyonnaise ?

Le Festival Woodstower se positionne comme un festival pluridisciplinaire et eclétique de l’agglomération lyonnaise. On y retrouve si bien des concerts de musiques actuelles de tous styles (rock, reggae, electro, musiques du monde, ...) que des spectacles d’arts de rue (théâtre, cirque). Le fait qu’il se déroule sur le 1er week end de septembre en fait également l’événement culturel de la rentrée, où les professionnels et le public se retrouvent d’une manière quasi systématique.

- Rock, théâtre de rue, … le festival mêle des domaines multiples. Visez-vous ainsi à décloisonner le monde des arts pour initier de nouvelles formes d’expression ?

Le mélange des disciplines a toujours été une vraie volonté, depuis les premières éditions du festival. L’idée de pouvoir faire venir du public pour une tête d’affiche et proposer un contenu différent, surprenant, nous parait quelque chose d’intéressant oui.

- L’année dernière, la Dub Incorporation était à l’affiche, pourquoi ce changement brutal de style musical ?

Le festival n’étant pas spécialisé sur une esthétique musicale précise, ça permet ce genre d’écarts. Si on remonte en arrière, on peut voir qu’ont joué sur la même édition Dub Inc et Peaches, Keziah Jones et Svinkels, Tété et Asian Dub Foundation, Mano Solo et Max Roméo... Cette année, la soirée Archive, Doherty, Arno était vraiment magnifique, une proposition artistique de premier choix. Le lendemain, on a eu une soirée plus familiale avec Olivia Ruiz, Jeanne Cherhal et Luke.

- Arno, Pete Doherty, Archive … : comment sélectionnez-vous les têtes d’affiche présentes ? Quel public visez-vous ?

Le choix des têtes d’affiches résulte d’une alchimie, entre volonté des programmateurs, disponibilités des artistes, cohérence du plateau proposé. Nous visons un public très large, des teenagers aux quadras / quinquas. Nous avons même été surpris du succès « familial » de la soirée du samedi 4/09, on a eu plus de 200 enfants de moins de 12 ans. Un succès populaire !

barbucmercredi©Eric Bagnaro

- Le festival de Woodstower a pour vocation de mettre en lumière les jeunes talents de la scène rock lyonnaise. Quelles tendances se dégagent de la cession 2010 ? Selon vous, sont-elles spécifiques à l’univers culturel de votre ville ou reflète-t-elle une créativité nationale ?

On n’a pas vocation aux découvertes rock particulièrement. Si on regarde sur l’ensemble des 5 dernières éditions, on a permis a des formations / artistes tels que Siméo, Carmen Maria Vega, Karimouche, Koumekiam de se produire sur une grosse scène lyonnaise, pour la première fois bien souvent. Cette année, le mix chanson (Suissa) / slam (Lee Harvey Asphalte) / hip hop (Fowatile) / electro (Peau) a une nouvelle fois bien fonctionné. Je pense qu’on peut se vanter, et profiter, d’avoir une scène productive en Rhône-Alpes, on a un vrai vivier de jeunes talents qui ne demandent qu’à exploser sur le plan national. On fait partie de leur aventure.

- Sur quel critère choisissez-vous les jeunes talents présents lors du festival ?

C’est un boulot à l’année que d’être en veille sur les jeunes artistes de la région, qu’on a le loisir de découvrir sur des scènes moins importantes tout au long de la saison. Des structures comme l’Epicerie Moderne, Bizarre, Le Marché Gare, Tagada Tsoin Tsoin (antenne Rhône-Alpes du Printemps de Bourges), les quelques cafés concert qui subsistent à Lyon nous permettent de découvrir ces artistes dont certains sont sélectionnés en fonction de l’artistique, mais aussi de l’avancée dans leur développement de carrière. L’idée n’est pas d’inviter un jeune groupe qui n’a pas de projet, dans la mesure où on offre une réelle opportunité de se faire repérer...

- Woodstower existe depuis un peu plus d’une décennie. Qui est à l’origine de ce projet ?

C’est comme pour bien d’autres festivals, c’est l’histoire d’une bande de potes qui s’est réuni autour d’un méchoui, dans la forêt, avec quelques musiciens et canettes. Très vite, la mairie de la Tour de Salvagny a permis d’organiser le festival officiellement dans l’hippodrome de la ville... Puis après s’être fait expulser (au profit d’un festival de country) en 2004, plusieurs rencontres ont permis de s’installer au Grand Parc Miribel Jonage, avec qui la collaboration est plus forte d’année en année, un grand merci à eux au passage.

Retour sur le festival Woodstower 2008

Woodstower : l’organisation

- Concrètement, comment aidez-vous ces jeunes talents ? Quels moyens mettez-vous à leur disposition pour évoluer ?

En plus de les faire jouer sur une des scènes du festival, on aime associer ces jeunes talents à la promotion de l’événement. De fait, certains participent quasiment à l’année pour animer des rendez-vous (soirées bénévoles, tournées événementielle sur des marchés locaux, interviews en radio, télé). Ça a également déjà été l’occasion de créations, comme Siméo accompagné de Sir Jean en 2007... Nous avons également travaillé étroitement avec Koumekiam, afin de lui permettre de travailler sur son projet, faire des résidences, faire quelques dates. Il en a d’ailleurs résulté un DVD à destination des professionnels de la Région.

- Quel est le budget de Woodstower ? Comment est-il réparti ? Qui finance le festival ? Avez-vous une visibilité budgétaire pour les années à venir ?

Le budget du festival se situe quelque part entre 400 000 et 650 000€. Nous avons des partenaires divers, notamment Le Grand Parc, la Région, les villes de Lyon, Vaulx, Villeurbanne ou l’Europe, grâce au Feder – Plan Rhône, qui soutiennent financièrement ou matériellement l’événement et le rendent possible. Le budget est autofinancé à hauteur de 70% entre billetterie et buvette / snack. On garde malgré tout une vraie politique de prix bas : permettre de voir Doherty, Archive et Arno à moins de 30€ la soirée, on ne trouve pas ça partout !

- Ce festival implique plusieurs intervenants : associations, direction du parc, ville de Lyon, … Comment pratiquez-vous pour rassembler et articuler autant d’intervenants ?

C’est le résultat de 12 éditions qui font qu’aujourd’hui Woodstower compte plus d’une trentaine de partenaires et d’associations avec qui nous collaborons. La genèse du projet n’appartient qu’à l’association Woodstower, mais au fil du temps, entre opportunités et impératifs, le nombre d’interlocuteurs pour un tel projet s’accroît irréversiblement. Cela donne lieu à des belles aventures humaines, et parfois aussi quelques soucis. La conséquence interne est la démultiplication de nos ressources humaines, qu’elles soient salariées, intermittentes, bénévoles. L’équipe de Woodstower passe d’une vingtaine de personnes actives à l’année à plus de 250 lors de l’événement.

aperobenevoles ©Amélie Coudurier

- Quels problèmes rencontre-t-on quand on organise pareil évènement ?

Impossible d’en faire une liste exhaustive mais l’important dans ces problèmes, c’est la dévotion de chacun pour y trouver une solution. Plusieurs exemples en vrac :
> Un musicien qui s’aperçoit qu’il a oublié son instrument à l’autre bout de la France, le concert ne peut avoir lieu. 1h pour trouver un accordéon.
> Pas de connexion Internet sur place deux jours avant le festival
> Trouver des duvets secs pour des bénévoles qui ont pris la pluie.
> Gérer un direct de France 3 à l’ouverture du festival, sans n’avoir rien pu anticiper.
> Des soucis financiers qui peuvent mettre en péril l’association...
La liste est tellement longue chaque année, mais à 99%, tous nos problèmes trouvent un remède.

- Infrastructures, niveau de la prestation, des lumières et du son, … Woodstower 2010 était particulièrement de bonne qualité : qui gère l’organisation technique ? Quels moyens sont mis en œuvre ?

La technique est un des points sensibles de notre organisation. En effet, le festival se déroule au milieu d’un des plus grands parcs naturels périurbains d’Europe. De fait, sur les 3 zones exploitées (privative pour bénévoles, artistes ; site concert ; site arts de rue), seule la zone privative est pourvue d’électricité et d’eau courante. Pour le reste, c’est bien simple, nous avons TOUT à faire. La direction technique est gérée par un personnage historique de l’association, ex-président par ailleurs. Le chantier qu’il mène nécessite des mois de travail et l’implication d’une foule de corps de métiers. Concernant les structures, elles sont montées par Ertse, une société rhône-alpine proche de Woodstower qui vient expérimenter ses nouveautés chez nous. Les installations son et lumières dépendent de Fa Musique – Luminance, également partenaire de longue date. Notons qu’une cinquantaine de professionnels, soutenus par quelques bénévoles travaillent nuit et jour, pendant près de 7 jours pour monter et démonter tout ce bazar. Un gros bravo à eux.

- A l’heure du tout Internet et de son ancrage de plus en plus fort dans la vie artistique, les nouvelles technologies sont peu mises en avant dans le cadre et la promotion du festival : pour quelle raison ?

Je n’ai pas l’impression que ce soit tout à fait vrai. On peut admettre qu’on n’a pas développé d’application pour smartphone, mais est-ce vraiment là l’important ? Et par ailleurs, Internet est rentré dans la famille des médias et nous l’utilisons quotidiennement, nous sommes présents sur les réseaux sociaux, créons de l’interactivité avec le public (photos envoyées et publiées en direct sur le site web pendant le festival). Cependant, nous préférons focaliser sur les aspects de développement durable, nettement plus important et nécessaire à nos yeux.

Hommage aux bénévoles de Woodstower

Woodstower et discours citoyen

- Quel est le bilan de la cession 2010 ?

Il est très nettement positif, et ça fait plaisir.
Qualitativement, on peut dire qu’il s’agit de la plus belle édition de l’ère Miribel Jonage. Le temps – élément primordial pour un bon bilan – a été magnifique ; la programmation, riche et surprenante ; le village, une vraie réussite artistique et populaire ; les bénévoles, exemplaires ! Nous avons accueilli au total près de 18 000 personnes, et avec le recul, on a vraiment le sentiment que tout le monde est satisfait. Que ce soit les partenaires, les artistes, les bénévoles, le public, l’avis est assez unanime. Ça nous rend vraiment satisfaits à notre tour, même si on sait pertinemment qu’on ne peut se contenter de ça, le montage de l’édition 2011 a déjà commencé, et il ne s’annonce pas simple, comme pour chaque édition, c’est pas simple de monter un festival, quel qu’il soit.

- Développement durable, gestes écologiques, soutien culturel, … Woodstower affiche une volonté très nette de sensibilisation aux problématiques du monde moderne. Est-ce compatible avec l’univers de la musique rock ? En quoi ?

(sourire) Je crois que c’est Elliot, uns de vos rédacteurs présents cette année, qui a écrit « pas sûr que du temps des Clashs le public aurait adhéré au système des gobelets réutilisables consignés ». ( Euh, non, en fait c’est la rédactrice en chef qui a ajouté cette petite remarque - Note de la dite rédactrice en chef qui est une ancienne punk donc voilà ...) Je n’en sais rien, et personne ne le saura jamais. Le fait est qu’aujourd’hui, on ne peut plus générer des tonnes de déchets plastiques sans s’en soucier. On sert environ 20 000 bières pendant le festival, c’est autant de déchets non générés. On a un réel impact sur notre environnement avec des rendez-vous de cette taille, et sans appartenances politiques, il nous tient à coeur de préserver cet environnement, ça le rend lui-même durable.
Par ailleurs, nous tenons également à soutenir des initiatives qui nous semblent évidentes : Emmaüs était présent sur le festival, le travail de cette communauté, ses principes, ses membres, tout ça est incroyable. La présence d’associations telles que Survie (soutien à l’Afrique), Concordia (chantiers internationaux), Keep Smiling (prévention drogues, alcool), ALS (prévention SIDA) – et bien d’autres – nous parait « normale ». Et la compatibilité avec le rock ? les rockeurs présents vendredi soir ont-ils paru hostiles ou plutôt friendly à toute cette sensibilisation ? Il m’a semblé que tout a bien fonctionné en tout cas.

- Comment harmoniser industrie du spectacle et économie durable ?

En venant travailler avec nous à Woodstower pardi ! Nous avons cette année recruté une demoiselle pour travailler particulièrement sur l’aspect durable du festival, en relation étroite avec la direction. Notre démarche écolo durable n’est pas née d’hier, et nous commençons à vraiment trouver des interlocuteurs qui nous permettent d’avancer. Ça va de l’imprimeur qui propose du papier recyclé, avec encres végétales (note : nous imprimons plus de 200 000 supports), l’éclairage à LED (basse consommation), l’installation de toilettes sèches (aucune utilisation de produits chimiques), faire appel à des producteurs locaux pour une grande partie de nos besoins en nourriture... Chaque pôle peut se prendre en main pour réduire son impact écologique, en en étudiant correctement le marché, en consultant aussi bien en interne qu’en externe, on ne parvient pas forcément à harmoniser, mais au moins à chercher l’optimisation de tout ça.

quiveutducanap ©Amélie Coudurier

- Peut-on qualifier Woodstower de festival militant ? Quels seront ses prochains combats ?

Non, ça n’est pas le propos de Woodstower. On ne se positionne pas en tant que personne morale. Nous militons uniquement pour la culture au sens large, en respectant l’environnement dans lequel on évolue. Ceux qui y comprennent un message ont raison, les autres aussi. Le prochain combat de Woodstower est le prochain festival, venez donc voir de quoi il s’agit, vous êtes bienvenus !

- L’année dernière, votre programmation a été en partie éclipsée par celle des Eurockéennes dont les dates chevauchaient les vôtres. Cette année, vous êtes beaucoup lisible auprès des médias et du public. Comment gérez-vous cette mise en valeur ?

Les Eurockéennes ont lieu début juillet, nous, fin août l’an dernier. Il doit certainement s’agir de Rock en Seine. On tombait par ailleurs le même week end que Cabaret Vert (Charleville – 08), Foreztival (Trelins – 42), Strange (Chatillon – 45). La saison culturelle compte des milliers de festivals, c’est impossible d’avoir un week end où l’on serait seuls, sauf peut être le 8 décembre... Cette année, nous en sommes revenus à nos premiers amours en repoussant le festival une semaine plus tard, début septembre. Ça nous a permis de ne pas être dans l’ombre de Rock en Seine par exemple (double contrainte : artistes sollicités, public qui doit choisir). Cette année, on a eu l’opportunité d’avoir des artistes assez exclusifs sur le territoire, ce qui a vraiment intéressé les médias et le public. Cette mise en valeur est bien perçue évidemment, il s’agit maintenant de ne pas oublier notre public de toujours et nos valeurs en étant obsédé par toujours plus de notoriété.

- Désirez-vous à terme vous inscrire parmi les grands festivals comme Aix-en-Provence, Orange ou Arles ?

Notre véritable souhait est d’être plébiscité par les institutions, les artistes, le public. Nous avons la certitude que notre place est justifiée dans le paysage culturel lyonnais, rhodanien, rhône-alpin. À nous de persévérer pour obtenir la reconnaissance de nos aînés que peuvent être Les Eurocks, Les Vieilles Charrues, Solidays ... Il faut savoir que les possibilités d’accueil de public au Grand Parc sont énormes, on tient à en profiter !

- Au moment où Woodstower avait lieu, se tenaient en banlieue parisienne les fêtes de la ville de Choisy-le-roi (94). Elles existent depuis presque 30 ans, inaugurent la saison associative et culturelle de la municipalité et impliquent des jeunes talents et des artistes confirmés … Mais les institutions ne considèrent pas l’évènement comme un festival. En quoi Woodstower est-il un festival et non une fête d’agglomérations ?

En jouant sur les termes, on peut dire que Woodstower n’est pas une fête d’agglomération dans le sens où c’est un collectif amical qui est à l’initiative de l’événement, et non une ou plusieurs municipalités. Le fait est que globalement, les institutions bénéficient de moins en moins de budget à allouer aux associations culturelles, et on constate depuis quelques années déjà que de moins en moins de structures ou d’entités sont soutenues par une commune, un département, une région… Ces dernières ont peut-être maintenant tendance à focaliser sur quelques événements bien choisis qui répondent à un cahier des charges plutôt que de soutenir l’ensemble des initiatives locales. Pour notre part, on se situe entre-deux, et devons la réussite du festival à l’ensemble des adhérents de l’association ainsi qu’à nos partenaires, qu’ils soient institutionnels ou privés.

Merci beaucoup à Ben Ancel et à toutes les équipes du festival.

Et plus si affinités

http://www.youtube.com/woodstowerpowertv

http://woodstower.com/

http://www.culture.youvox.fr/Lyon-Festival-Woodstower-du-rock.html

http://www.culture.youvox.fr/MaMA-2010-Musique-stress-et.html

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