
Le saviez-vous ? Les dinosaures ont disparu de la surface de la terre parce qu’ils n’arrivaient pas à s’essuyer tout seuls quand ils allaient aux toilettes.
OK on arrête de rire dans le fond de la salle et on ne remet pas en doute mes capacités mentales, merci ! Je sais que je peux être capable de gros délires le cas échéant mais en l’occurrence cette petite analyse historigolote est signée Takeshi Kitano.
Oui vous avez bien lu, le célèbre acteur réalisateur japonais, primé je ne sais combien de fois à la Mostra de Venise, interprète entre autres de Furyo (1983) qui lança sa carrière cinématographique ou du très controversé Battle Royale (2000), sans compter des dizaines d’autres films dont on fait d’ailleurs actuellement la rétrospective au Centre Georges Pompidou.
Bon d’accord, il a débuté en animant des shows télévisés dont les extraits projetés sont proprement hilarants. Mais comme quoi, on peut être un artiste d’avant-garde et un sacré boute-en-train, ce n’est pas incompatible, c’est même parfois très positif. Car on retrouve le même registre burlesque tout au long de l’exposition, et c’est ça qui est bon.

Difficile en effet de garder son sérieux en pareilles circonstances et bien évidemment, j’enchaîne les crises de fou rire à pleurer, perdant systématiquement mon intégrité journalistique à chaque nouvelle oeuvre ; il n’y a pas que moi au passage, si j’en juge par les réactions du public qui semble beaucoup s’amuser. Pas possible de s’ennuyer une seconde dans ce qu’il faut bien qualifier de parc d’attraction où l’on croise des éléphants torpilleurs, des vases fleurs, un théâtre de marionnettes japonaises survolté, la statue de Kitano présentant son cerveau aux visiteurs, un dinosaure grandeur nature (celui qui a disparu parce qu’il ne pouvait pas s’essuyer), différentes méthodes de survie totalement loufoques pour condamnés à mort, plusieurs nouvelles déclinaisons du ventilateur, le chat domestique et ses ravages en habitat urbain comme modèle pictural…

J’en passe et des meilleures mais tout est à l’encan, animé, coloré, festif, sonore, drôle, complètement décalé et cocasse. Il n’y a pas à dire, Kitano jubile à croiser les savoirs, les techniques, et les cultures. Son univers est celui d’un grand enfant plein de candeur et d’ironie mêlées. Son regard sur la culture nippone revisite les poncifs type geisha, sushi et samouraï. C’est d’autant plus rafraîchissant que cette exposition constitue une première dans son parcours : personne n’avait jusqu’alors initié ce type d’évènementiel le concernant. Il a donc crée certaines des œuvres exposées spécialement pour la fondation Cartier.
Et plus particulièrement la vidéo Calligraphie par homme suspendu qui, à mon humble avis, s’inscrit au top 10 des meilleurs moments du gag cinématographique. A voir absolument !!!!!!!!!!
Et plus si affinités :
Fondation Cartier pour l’art contemporain 261 boulevard Raspail 75014 Paris Tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 20h. Nocturne le mardi jusqu’à 22h Accès libre pour les moins de 18 ans le mercredi de 14h à 18h M° Raspail, Denfert-Rochereau Bus : 38, 68 RER B : Denfert-Rochereau Tarif : 7,50 € - Tarif réduit : 5 € - Gratuit pour les moins de 10 ans









