Rechercher
Add to Netvibes Subscribe in NewsGator Online      
logo rss
logo youvox
devenez rédacteurs
A la une
A la une

De prime abord : Comme un vol de Papillons

Partagez cet article  ›› 
dimanche 13 février 2011, par Carmin Amadis
imprimer article  1 Message

Allez chers lecteurs, soyez indulgents, je signe ici mon premier article. A la base, je voulais rédiger un hommage personnel à Leslie Nielsen, et j’aurais même pu agrémenter cet article d’une étude cinématographique comparative entre la série des Y’a-t-il et Dracula, Dead and Loving it de Mel Brooks. Du coup, j’ai un peu laissé de côté cette idée, car d’une part j’ai du mal à retrouver ces films sans sombrer dans l’illégalité, et d’autre part, le concert des Papillons que j’ai vu le 26 Janvier au Quai’Son de Nancy méritait bien ce premier article.

Petit retour en arrière de deux semaines donc.

Mercredi 26 Janvier. J’emmène, un peu à l’arrache il faut le dire, un ami à la découverte des Papillons ; ils se produisent à 21h au Quai ’son, à NANCY. Bon, je vous passe tout le chapitre lors de l’arrivée à la salle : « Oh flûte ! C’était 21h et pas 20h... on a une heure d’avance, allons boire un verre vu que je suis un boulet et que je sais pas lire l’heure... »... Cela n’aurait pas grand intérêt de toute façon. Mais c’est l’occasion pour mon ami de découvrir un groupe qu’il ne connait pas, et pour moi de voir leur dernier spectacle tiré de l’album Polar, avec une formation 100% masculine et à 5 musiciens.

Je vois que les néophytes des Papillons s’y perdent un peu : petite explication donc. Il fut un temps où les Papillons étaient 4 sur scène, avec une touche féminine parmi ces charmants messieurs. Or en 2009 (le temps passe à une vitesse...), la création de Polar marque un tournant du groupe vers un style plus masculin, plus viril, Régis NESTI (Batterie) et Gaël LE BILLAN (piano, Melodica entre autres) ont alors rejoint Sylvain ASSELOT (chant et guitare), Olivier HERRMANN (chant et guitare) et Mathieu LOIGEROT (Contrebasse et Harmonica).

Nous entrons donc au Quai’Son où le public commence à affluer, le temps pour nous de nous poser au fond de la salle, et trouver une place pour apprécier au mieux le spectacle... Enfin vu ma taille, ça a relevé d’un véritable tour de force pour avoir un maximum du concert, en essayant de projeter mon regard entre les élucubrations capillaires des deux grands messieurs qui se sont postés juste devant moi... La prochaine fois, je monte sur le bar ! Fin de parenthèse, je vais perdre le fil de mon récit sinon... Et puis, ne nous plaignons pas, les boissons sont fraîches, je suis en bonne compagnie et le concert commence.

Recherche d’autres artistes comme les Papillons sur Myspace Music

Et dès les premiers accords, bien que je retrouve le son Papillons, je suis surprise d’entendre les tonalités très rock qui ont intégré leur musique. Débute alors un voyage dans un univers très masculin, portés par des textes tantôt poétiques et charnels, tantôt drôles, parfois plus profonds. Les Papillons parlent des femmes, de légèreté, s’affrontent en duel, de cow-boys ou de ballon rond ; ils racontent des histoire de meurtre, de rivalité fraternelle, et encore de femmes. Ils s’amusent de petites choses sorties tout droit d’un registre purement masculin, comme le désir de se déguiser en femme pour en porter tous les atours doux, délicats et parfumés, qui permettent aussi aux dames du public de s’y retrouver.

C’est un jeu sur scène, les Papillons, talentueux et bons, ne semblent pas se prendre au sérieux, pour le plus grand plaisir du public. Et l’humour prend une place intégrante dans ce concert. Ainsi, Sylvain, en bon guitariste et chanteur, se raccorde avec des « notes » graveleuses (une corde = un jeu de mot graveleux sur le nom de la dite corde), les blagues d’humour noir fusent, Mathieu joue à cache-cache dans les fumigènes avec sa contrebasse, on jongle avec des masques, on se taquine, et puis il y a ces drôles de personnages de dandys nonchalants, maladroits qu’incarnent à tour de rôle les deux chanteurs.

Recherche d’autres artistes comme

Tout cela m’amène alors à une idée que nous partageons avec mon compagnon de concert : la mise en scène est remarquable, travaillée mais naturelle, improvisée au gré du public. Et puis il faut aussi admettre qu’ils sont talentueux ces Papillons. On y retrouve une vraie qualité des textes, un travail sur la poésie, sur l’humour avec comme particularité la recherche du mot juste. Musicalement, on retrouve un travail similaire : à savoir qu’il y a deux tons musicaux chez les Papillons : l’un fait de talent, de maitrise des instruments et tenus par de bons musiciens : on remarquera par exemple les interventions jazzy de Mathieu à la contrebasse et au chant, qui intègrent parfaitement les lignes de guitares et de chants.

Et l’autre travail musical, qui participe à ce « Jeu » scénique, avec des sonorités surprenantes et drôles, qui participent complètement à la mise en scène des Chansons : ainsi, le Mélodica sonne comme une référence à l’univers des Deschiens, appuyant ainsi l’humour bien présent dans les chansons. Les Papillons jouent également avec les rythmiques pour instaurer des instants de suspense annonçant les chutes de chaque couplets ou refrains ; leur étonnant « Polar » prend vie sur scène, en des instants sombres, piquants et drôles, rappelant ainsi la BD réalisée par Le Fils Raymond qui illustre l’intérieur de l’album. (Pour découvrir ce qu’il fait, c’est ici : http://punxrezo.net/pg/event_calendar/view/17 421 )

Le concert se termine sur le « Rappel » : les Papillons se réunissent tous les cinq à l’avant de la scène, après le vrai rappel et saluent leur public avec cette chanson qui n’en sera pas un.

Il est 23h, l’heure est aux échanges de points de vues sur le concert que nous venons de passer. Et le verdict est positif pour l’un comme l’autre, notamment pour ce qui concerne la qualité du jeu de scène et des textes. Malgré un imperméabilité à certaines chansons, notamment au moment du Penalty (oui, de nos jours, on peut aussi ne pas aimer le foot !), nous nous rejoignons sur l’idée que la qualité des textes ainsi que le jeu de scène nous ont permis de passer un moment agréable, chaleureux et drôle. Sylvain (oui, il a un prénom mon accompagnateur, il ne fait pas qu’accompagner) ajoutera même un excellent point à Mathieu et sa contrebasse : primo parce qu’il est bon, et secundo, parce qu’on espère faire des jaloux au sein même du groupe : c’est quand même pas normal que les musiciens dégagent une telle connivence sur scène.

Voilà, fin de ce petit récit et en attendant le récit d’autres concerts, je invite vivement à aller voir les Papillons : pour leurs prochaines dates, les photos, la vidéo, vous trouverez toutes les infos sur le Myspace. Promis la prochaine fois, il y aura des photos. Il n’y a pas de raisons pour que je sois la seule à bosser ! A très vite......

http://www.myspace.com/lespapillons


dimanche 13 février 2011, par Carmin Amadis
imprimer article  Autres articles de Carmin Amadis | Mots-clés |
Un seul article pour l'instant

Sur le thème : rock’n roll

La feinte du jour : Dreadful Silence le 21 mars 2011:
En leur temps, Simon et Garfunkel avaient chanté "The sound of silence" en accord avec l’autisme social du Lauréat. C’était dans les 70’s. Aujourd’hui les choses n’ont guère changé, le silence des êtres (...)

La feinte du jour : Scarlet queens - TSC en vidéo le 15 mars 2011:
"TSC" : un asile, des malades mentaux, des psychiatres pervers et des infirmières pulpeuses. Voici le cadre de la première vidéo du groupe Scarlet Queens, une chanson en forme de fable sur le (...)

La feinte du jour : Leningrad en concert au Scopitone le 2 mars 2011:
Ils sont quatre, ils sont jeunes, ils font du rock ... et ils sont bons ! Et quoi, me direz-vous ? Ce ne seraient ni les premiers ni les derniers. Oui mais ceux-là ont quand même quelques (...)

La feinte du jour : Pigalle et Parabellum en concert le 24 février 2011:
Piliers de la scène alternative française, Pigalle et Parabellum ont pour vertu cardinale d’agiter les foules, les coeurs et les consciences de l’Hexagone et d’ailleurs. Toujours aussi prolixes, les (...)

Capitole Square, le nouvel album de Kazan le 8 février 2011:
« Capitole Square », le premier essai de Kazan qui pose un univers élégant et secret... Kazan, auteur, compositeur, interprète qui a notamment officié dans les groupes Chelsea et Melville, revient (...)

0 | 5 | 10 | 15

Réactions
  • De prime abord : Comme un vol de Papillons

    anonyme
    par Georges13 - 21 décembre 2011 13-59

    Tout d’abord félicitations pour cette présentation à la fois lucides et posées. Toutefois certains passages auraient supporté davantage de développement par exemple vers la fin du billet. Simplement une façon de souligner que je suis pressé de lire la suite

    France pneu pas cher

    Obtenir un pneu pour assurer. pneu marangoni - pneu pas cher promo - pneumatique citroen

    Réagir à cet article | Réagir à ce message

Réagir à cet article

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

    texte
Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Add to Netvibes Subscribe in NewsGator Online
   

http://www.culture.youvox.fr est motorisé par spip 2.1.2 [16017] associé à des squelettes spip Rizom | Design by « La Benne »