Allez chers lecteurs, soyez indulgents, je signe ici mon premier article. A la base, je voulais rédiger un hommage personnel à Leslie Nielsen, et j’aurais même pu agrémenter cet article d’une étude cinématographique comparative entre la série des Y’a-t-il et Dracula, Dead and Loving it de Mel Brooks. Du coup, j’ai un peu laissé de côté cette idée, car d’une part j’ai du mal à retrouver ces films sans sombrer dans l’illégalité, et d’autre part, le concert des Papillons que j’ai vu le 26 Janvier au Quai’Son de Nancy méritait bien ce premier article.
Petit retour en arrière de deux semaines donc.
Mercredi 26 Janvier. J’emmène, un peu à l’arrache il faut le dire, un ami à la découverte des Papillons ; ils se produisent à 21h au Quai ’son, à NANCY. Bon, je vous passe tout le chapitre lors de l’arrivée à la salle : « Oh flûte ! C’était 21h et pas 20h... on a une heure d’avance, allons boire un verre vu que je suis un boulet et que je sais pas lire l’heure... »... Cela n’aurait pas grand intérêt de toute façon. Mais c’est l’occasion pour mon ami de découvrir un groupe qu’il ne connait pas, et pour moi de voir leur dernier spectacle tiré de l’album Polar, avec une formation 100% masculine et à 5 musiciens.

Je vois que les néophytes des Papillons s’y perdent un peu : petite explication donc. Il fut un temps où les Papillons étaient 4 sur scène, avec une touche féminine parmi ces charmants messieurs. Or en 2009 (le temps passe à une vitesse...), la création de Polar marque un tournant du groupe vers un style plus masculin, plus viril, Régis NESTI (Batterie) et Gaël LE BILLAN (piano, Melodica entre autres) ont alors rejoint Sylvain ASSELOT (chant et guitare), Olivier HERRMANN (chant et guitare) et Mathieu LOIGEROT (Contrebasse et Harmonica).
Nous entrons donc au Quai’Son où le public commence à affluer, le temps pour nous de nous poser au fond de la salle, et trouver une place pour apprécier au mieux le spectacle... Enfin vu ma taille, ça a relevé d’un véritable tour de force pour avoir un maximum du concert, en essayant de projeter mon regard entre les élucubrations capillaires des deux grands messieurs qui se sont postés juste devant moi... La prochaine fois, je monte sur le bar ! Fin de parenthèse, je vais perdre le fil de mon récit sinon... Et puis, ne nous plaignons pas, les boissons sont fraîches, je suis en bonne compagnie et le concert commence.
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Et dès les premiers accords, bien que je retrouve le son Papillons, je suis surprise d’entendre les tonalités très rock qui ont intégré leur musique. Débute alors un voyage dans un univers très masculin, portés par des textes tantôt poétiques et charnels, tantôt drôles, parfois plus profonds. Les Papillons parlent des femmes, de légèreté, s’affrontent en duel, de cow-boys ou de ballon rond ; ils racontent des histoire de meurtre, de rivalité fraternelle, et encore de femmes. Ils s’amusent de petites choses sorties tout droit d’un registre purement masculin, comme le désir de se déguiser en femme pour en porter tous les atours doux, délicats et parfumés, qui permettent aussi aux dames du public de s’y retrouver.
C’est un jeu sur scène, les Papillons, talentueux et bons, ne semblent pas se prendre au sérieux, pour le plus grand plaisir du public. Et l’humour prend une place intégrante dans ce concert. Ainsi, Sylvain, en bon guitariste et chanteur, se raccorde avec des « notes » graveleuses (une corde = un jeu de mot graveleux sur le nom de la dite corde), les blagues d’humour noir fusent, Mathieu joue à cache-cache dans les fumigènes avec sa contrebasse, on jongle avec des masques, on se taquine, et puis il y a ces drôles de personnages de dandys nonchalants, maladroits qu’incarnent à tour de rôle les deux chanteurs.
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